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 | | ALGER (AFP) 19/05/2008 14h30
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Le calme est revenu lundi matin à Berriane (à 500 km au sud d'Alger) après trois jours d'affrontements entre deux communautés rivales qui ont fait deux morts, ont indiqué à l'AFP des habitants et les autorités d'Alger.
"D'importantes forces de police et de gendarmerie quadrillent la ville actuellement. Des policiers sont postés devant les édifices publics. Le calme est revenu, mais la situation demeure tendue", a déclaré au téléphone un habitant qui a requis l'anonymat.
Les forces de l'ordre ont établi un cordon de sécurité autour des quartiers touchés par les émeutes pour empêcher les deux communautés rivales, les Chaanba, d'origine arabe, et les Mozabites, d'origine berbère, de s'affronter à nouveau, selon la même source.
Le ministre algérien de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, a confirmé que la situation dans la ville était "totalement calme", ajoutant que "les premières mesures prises étaient de restaurer la sérénité" dans la zone.
"Ces évènements ont commencé entre des groupes de jeunes dans les quartiers de Berriane, dont certains étaient cagoulés", a-t-il précisé.
La ville de Berriane, dans la région de Ghardaïa, compte quelque 40.000 habitants.
Selon les services de sécurité, les affrontements ont fait deux morts: un résident atteint vendredi par un tir de sommation de la police et un homme de 70 ans, atteint samedi par un projectile lancé par des manifestants. Les affrontements ont fait une trentaine de blessés.
Le policier responsable du tir de sommation a été placé en garde à vue.
Les hostilités entre les deux communautés avaient été déclenchées en mars pour un "délit d'honneur", impliquant une femme membre des Chaanba et un Mozabite. La ville a vécu plusieurs journées d'émeutes.
Plusieurs autres régions d'Algérie ont été secouées ces dernières semaines par des émeutes sporadiques.
De violentes manifestations avaient eu lieu notamment à Chlef (200 km à l'ouest d'Alger), où plusieurs personnes avaient été blessées et une soixantaine de manifestants avaient été arrêtés par les forces de l'ordre.
Les manifestants protestaient contre le retard mis par les autorités à compenser les dommages subis par les sinistrés du séisme d'octobre 1980, qui avait fait près de 5.000 morts.
| « AFP/Infographie- »
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